Avancement accéléré d’échelons 2025-2026
Depuis 2019 et la réforme « Parcours professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR), les agents ont la possibilité d’obtenir un avancement accéléré d’échelon, pouvant gagner un an dans le passage du 6ème au 7ème échelon (1er rdv de carrière) et également un an dans le passage du 8ème au 9ème échelon (2ème rdv de carrière). Toutefois, cet avancement accéléré ne concerne que 30% des collègues, ceux qui sont les mieux évalués pour leur rdv de carrière.
Le SNEP-FSU revendique dans ses mandats depuis longtemps un avancement de carrière au même rythme et le plus favorable pour tous les collègues. Chacun connait les biais de la subjectivité d’une évaluation, a fortiori quand une politique de « quotas à l’appréciation finale » est mise en place, ce qui est le cas pour le rectorat de Besançon. Cette politique de quotas est génératrice d’incompréhension et de frustration pour les collègues, ce que le rectorat semble enfin avoir compris puisque l’administration s’est engagée à assouplir les critères pour les prochaine échéances.
Pour rappel, voici les critères qui ont été appliqués pour cette campagne de promotion : Tableau critères appréciation finale
Le tableau de promotion pour la campagne 2025-2026 (donc pour les collègues ayant bénéficié d’un rdv de carrière en 2024-2025) et donc consultable ICI
Concernant les P.EPS (page 7), 2 collègues bénéficieront d’un avancement accéléré à l’issue du premier rdv de carrière, 5 collègues pour le 2ème rdv de carrière. Cette différence sur le nombre de promus entre les rdv de carrière s’explique par un plus faible contingent de collègues promouvables au 1er rdv de carrière.
Concernant les agrégés (page 2), 2 collègues en EPS bénéficieront d’un avancement accéléré (un au 6ème échelon, l’autre au 8ème échelon). Depuis 2 ans, les agrégés sont gérés par le rectorat quand c’était le ministère qui les gérait auparavant. Cela peut occasionner des différences de traitement entre les académies. Et les collègues d’EPS sont traités avec les collègues desautres disciplines, cela peut également occasionner des variations de promotions entre les années).
Un élément à attiré notre attention, c’est la répartition genrée des promus chez les P.EPS : en effet, sur 7 promotions, 6 concernent des hommes soit 85% des promotions ! Bien que l’équilibre genré des promus soit respecté si l’on prend l’ensemble des promotions tous corps confondus (en englobant donc les certifiés/PLP/CPE/PsyEN), il ne l’est clairement pas pour les P.EPS. Et ce n’est pas non plus la faiblesse des effectifs (effet de seuil) qui doit servir de justification. 2 promotions supplémentaires chez les femmes auraient permis de respecter une proportion plus en adéquation avec la réalité du terrain. Dans une profession qui se masculinise (seulement 30% de filles à l’entrée en STAPS actuellement), ce n’est clairement pas un bon signal envoyé par l’administration et ce n’est pas comme cela que l’on suscitera des vocations…
Le SNEP-FSU militera pour que cet équilibre genré puisse être respecté pour les prochaines campagnes de promotions.
Les commissaires paritaires du SNEP-FSU
